Institution d'un "jour de la haine"?

Publié le par sophie tournon

A la suite de l'appel du forum électronique "Re-action" de Guiga Nasaridze à boycotter la culture et la langue russe en ce 25 février, des stations de radio, telle "La voix de la Géorgie" et des chaînes de télévision telle "Imedi" ont annulé chansons et émissions russes. Selon Guiga Nasaridze, la Géorgie est occupée par la Russie, cette action n'est une manière de rétorquer.

Pour Artem Gorbounov, ces actions et la journée de commémoration de la soviétisation de la Géorgie, surnommée par lui "jour de la haine", instituée aujourd'hui par le gouvernement, alimentent la création par des "polit-technologues" d'un mythe national. L'auteur de l'article paru sur Georgia Time se désole de la manipulation de l'histoire qui est faite au profit d'une vision haineuse, réductrice et falsifiée des relations russo-géorgiennes durant l'ère soviétique. S'en prendre à la culture et à la langue russes relève de la prise d'otage insensée. "Il est vrai que c'est une tradition établie que de tenter de maquiller toutes les déconvenues du régime politique de Tbilissi avec une rhétorique nationaliste. Actuellement, alors que des forces d'opposition s'activent, on montre la Russie du doigt". Le plus étrange, selon lui, est que les opposants à Saakachvili comme les médias dits indépendants partagent la même russophobie avec le président! Aucune voix discordante n'est pour le moment audible. (Georgia Times, 25.02.2009, http://www.georgiatimes.info/?area=analysisItem&id=7957&path=analysis).

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