La représentante de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe en Ossétie

Publié le par sophie tournon

Corien Jonker, Présidente de la Commission des migrations, des réfugiés et de la population de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) s'est rendue les 13 et 14 mars 2009 à Tskhinvali à la rencontre des autorités de facto. La parlementaire s'était auparavant rendue en Géorgie et en Abkhazie (http://assembly.coe.int/ASP/Press/StopPressVoir.asp?ID=2140).

Corien Jonker a répondu au journaliste de Radio Liberté Russie (Radio Svoboda, 17.03.2009, http://www.svobodanews.ru/content/Article/1511281.html). Extraits :

" La population d'Ossétie du Sud a un manque de confiance presque total dans la communauté internationale, elle dit que cette dernière est plus à l'écoute des Géorgiens que des Sud Ossètes. Les leaders locaux, ces personnes qui se trouvent de facto au pouvoir dans la région, utilisent [cette certitude] quand ils interdisent l'accès à l'Ossétie du Sud aux représentants d'organisations internationales. Cela aboutit alors à une forte isolation de la région, il serait souhaitable que cela cesse."

"Ce qui m'inquiète le plus, c'est cette attente [par toute la population] d'une nouvelle guerre."

" - Avez-vous pu vous rendre à Akhalgori, en Ossétie du Sud, où des Géorgiens vivaient de manière compacte?
- Non, nous ne sommes pas allés à Akhalgori, bien que nous le souhaitions. On ne nous a pas donné d'hélicoptère, on nous a dit qu'il n'y en avait pas, et partir de Tskhinvali en voiture dans de très mauvaises conditions nous aurait pris beaucoup de temps, notre emploi du temps ne nous l'aurait pas permis. J'ai discuté avec des représentants de la Croix Rouge qui y vont souvent. Ils m'ont dit qu'il reste des Géorgiens à Akhalgori, ils ne sont pas arrêtés [par les autorités sud ossètes]. Mais ils rencontrent des problèmes avec leur passeport, la plupart étaient citoyens de la Géorgie."

"J'ai parlé avec [Edouard] Kokoyty, et il m'a affirmé que toute personne qui souhaitera retourner en Ossétie du Sud en aura la possibilité. [...] Il a ajouté aussi que les personnes accusées de crimes seront interdites de retour pour toujours."

"j'ai visité les villages géorgiens, ils ont entièrement brûlé. [...] Il faut d'une manière ou d'une autre commencer à reconstruire les maisons détruites. Cette question concerne les villages géorgiens mais aussi les maisons des Ossètes du Sud, dont à Tskhinvali."
 
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