Zourab Khonelidze : La Géorgie doit rester dans la CEI

Publié le par sophie tournon

Le représentant permanent de la Géorgie au sein de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) Zourab Khonelidze, dans une interview accordée à "Vremia Novostey", affirme que la Géorgie est sortie de la CEI sur un coup de tête.
"A mon sens, ce n'est pas le moment pour la Géorgie de quitter la CEI, où il est possible d'avoir une influence sur la Russie", dit-il.
A la critique sur l'absence de réaction de la CEI face au conflit qui opposa la Géorgie et la Russie en Ossétie du Sud en août dernier, l'ancien représentant tente une comparaison avec l'apathie du GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Moldavie) soutenue par les Etats-Unis. "L'activité de la Géorgie dans des organisations où la Russie n'est pas représentée n'a aucun sens", confie-t-il.
En se retirant de la CEI, la Géorgie ne nuit en rien à la Russie, mais "se nuit à elle-même", répète-t-il. "Il y a dans la CEI des Etats qui connaissent des problèmes similaires aux nôtres. Nous pourrions avoir leur soutien, sans nous retrouver seul à seul avec la Russie. L'Union Européenne et l'OTAN sont de nouveau en relation avec la Russie, nous le pouvons aussi, dans le cadre de la CEI".
Selon lui, si la CEI n'a pas été compétente sur le dossier abkhaze et la question des forces de la paix qui y ont été déployées, la faute en incombe à la seule Géorgie qui n'a pas su se faire entendre pour faire évoluer ou pour changer l'état de fait critiqué.
"Pour sauver la Géorgie de l'effondrement, il faut arrêter le processus de sortie de la CEI et rappeler qu'avant les actions militaires de l'an dernier, la Russie reconnaissait l'intégrité territoriale de la Géorgie dans tous les documents. Si nous nous remettons au travail, tous les autres Etats de la CEI confirmeront de nouveau la reconnaissance de l'intégrité de notre pays. Ainsi, 11 membres de la CEI se retrouveront contre la Russie isolée. Je pense que après cela, la Russie devra revenir sur la reconnaissance de [l'indépendance] de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud", assure-t-il.
Dans un contexte international où les Etats-Unis et la Russie semblent chercher à dialoguer, la Géorgie ne pourra jouer cavalier seul. Zourab Khonelidze estime que tous les pays du Sud Caucase doivent penser à une nouvelle base de relations régionales pour pouvoir traiter leur problèmes en commun.
(Mikhail Vignanski, Tbilissi, Online Vremia Novostey, http://www.vremya.ru/2009/44/5/225192.html)

Publié dans Politique intérieure

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