L'opposition à l'écoute des vini-viticulteurs géorgiens

Publié le par sophie tournon

Davit Gamkrelidze, l'un des leaders du parti d'opposition "Alliance pour la Géorgie", se dit préoccupé par la situation économique de la viniculture géorgienne. Il affirme que, contrairement à ce que voudraient faire croire les autorités actuelles, "la viniculture ne peut se développer dans notre pays sans accès au marché russe" et appelle à un retour des vins géorgiens sur les tables russes.
La chute des ventes à l'exportation a obligé les viticulteurs à arracher des plans de vigne, et des entreprises sont au bord de la faillite, dont la principale, l'entreprise vinicole de Kotekhi "Koukouri Koroglichvili" (Business Gruzia, 26.03.2009, http://bizzone.info/2009/wines/1238104976.php).
Le gouvernement tente par tous les moyens de faire reconnaître les vins géorgiens aux marchés extérieurs, dont la Turquie, l'Ukraine, le Kazakhstan, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne et les Etats-Unis. De 60 millions de bouteilles exportées en 2005 - dont 40 millions pour la seule Russie -, la Géorgie n'en vend à l'étranger plus que 12 millions, selon les données du ministère de l'Agriculture. Les producteurs de vins ont prévenu qu'ils ne feraient pas de vin avant que les réserves de l'année précécentes ne soient écoulées. Pris à la gorge, ils disent avoir accepté de vendre au prix minimum.
Toutefois, au ministère de l'Agriculture, on affirme qu'il n'y a pas de crise généralisable mais des problèmes particuliers à telle ou telle entreprise vinicole, le vin géorgien se porterait bien. Propos confirmés par le gouverneur de Kakhétie. Or, les surfaces consacrées aux vignes sont passées de 130 000 ha en 1985 à actuellement 38 000, ce qui tend à contredire les déclarations officielles... (Georgia Times, Svetlana Bolotnikova, 26.03.2009,  http://www.georgiatimes.info/?area=articleItem&id=9525&path=articles)
L'embargo russe sur le vin et d'autres produits en provenance de la Géorgie a causé une crise économique importante, crise qui sera difficilement réglée du fait du caractère éminemment politique de ce blocus et des tensions qui s'aggravent entre les deux pays.

Publié dans Economie

Commenter cet article