Saakachvili contre tout radicalisme

Publié le par sophie tournon

De passage dans le village d'Abacha (à l'Ouest du pays) à l'occasion de la construction d'une nouvelle route reliant la Gouri et le Samégrélo, le président Mikhéil Saakachili s'est adressé aux Géorgiens (Rustavi 2, 28.03.2009).
" Aujourd'hui, le moment est mal choisi pour le radicalisme, il faut dialoguer. Le moment est mal choisi pour le désordre et l'opposition, il faut s'unir". (Georgia Times, 28.03.2009)
Par ces paroles, le président répond directement aux demandes issues de diverses institutions politiques et civiles ou groupements créés ad hoc réclamant la fin des hostilités entre les partis de l'opposition et le gouvernement, tous craignant que les tensions actuelles ne s'aggravent et finalement ne mènent le pays dans une impasse, ou pire, vers des actes irréparables (manifestations incontrôlable ou guerre civile).
Son discours se voulait rassurant et fédérateur : " Ces dernières années, nous avons bâti en Géorgie un Etat aux institutions fortes, ce n'est pas le moment de tout détruire. Nous devons préserver ce qui a été fait et poursuivre cette construction. (...) La société géorgienne doit rester sereine, nous maintiendrons la paix en Géorgie, nous protégerons le développement de notre pays et, malgré la crise financière mondiale, nous protègerons et favoriserons la croissance de l'économie de la Géorgie."

Il a aussi abordé la question des projets supposés de certains membres de l'opposition et de la Russie qui viseraient à le déstabiliser, voire à le renverser. Il a en effet évoqué l'expulsion de criminels géorgiens ou d'origine géorgienne vers la Géorgie (Mediaport, 26.03.2009) : " Les Mamtadji, les Kalachov, ces "sales types" sous l'emprise de la drogue, assoiffés de revanche, ne pourront rien changer en Géorgie, car les temps ont changé, nous ne sommes plus en 1991." 
En effet, Badri Bitsadze, l'époux de Nino Bourdjanadze, leader d'un parti d'oppostion, est accusé d'être entré en relation, lors d'un séjour à Kiev, en Ukraine, avec Chalva Breous, oligarque russe d'origine géorgienne et nettement anti-Saakachvili, ainsi qu'avec avec des "mafieux" recherchés par la police géorgienne (Mediaport, 26.03.2009). Ce qui lui fait dire avec insistance que : " L'ennemi non seulement veille, mais il attend en embuscade derrière les buissons et il nous envoit ces Kalachov et ces Mamtadji..." (Apsny, 28.03.2009).

Publié dans Politique intérieure

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