L'Association géorgienne de France récuse l'opposition

Publié le par sophie tournon

Selon l'agence de presse géorgienne Georgian Hot News, "l'Association géorgienne en France" (AGF) dirigée par Othar Zourabichvili (frère de Salomé Zourabichvili) annonce dans un communiqué qu'elle ne soutient aucun parti politique de l'opposition géorgienne dans leurs manifestations. On peut y lire que : "La Géorgie démocratique actuelle ne peut être un pays où les manifestations de rue se substituent aux débats d'idées et où les expressions vulgaires des orateurs passent pour de la réflexion politique." (GHN, 03.04.2009, site malheureusement non tenu à jour).

L'AGF, qui compte environ 500 membres, a été créée en 1922 par les Géorgiens exilés à la suite de la chute du gouvernement de Noé Jordania renversé par les Bolcheviks. Son but est depuis lors "d'oeuvrer au recouvrement de l'indépendance de la Géorgie".

A la suite de cette première arrivée d'exilés politiques, la France accueille les vagues successives de Géorgiens pendant et à la suite de la Deuxième Guerre mondiale (prisonniers et militaires déserteurs de l'Armée Rouge, lire notamment le livre édité à compte d'auteur de Pierre Kitiachvili, Du Caucase à l'Atlantique, 1985, et de Françoise et Revaz Nicoladze,Des Géorgiens pour la France, L'Harmattan, 2007), puis de la chute du président Zviad Gamsakhourdia, et enfin d'étudiants et de demandeurs d'asile. Parmi ses actions, le site de l'association relate le projet de restauration d'un site monastique du IXe siècle en Kakhétie, des bourses d'étude, des expositions... On estime aujourd'hui qu'en France, la diaspora géorgienne à minimum 3000 personnes, la majorité se trouvant dans la région parisienne.

Signalons par ailleurs l'initiative Sorbonne-Géorgie, dont le site est encore en travaux.


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