Lettre ouverte au président géorgien

Publié le par sophie tournon

Dans le Rezonansi daté du 4 avril 2009, l'ancien ambassadeur britannique Donald Maclaren s'adresse au président Mikhéil Saakachvili afin de lui prodiguer ses "conseils d'ami" (რეზონანსი, 04.04.2009).
Résumé :
M. Maclaren se souvient des débuts de M. Saakachvili, jeune président réformateur qui voulait lutter contre le mensonge et la corruption installés en Géorgie. Il se rappelle que le même déclarait ne pas vouloir s'accrocher à son fauteuil présidentiel à tout prix, et qu'à son départ le pays continuerait sur des bases solides.
Contrairement à ce que pense l'opposition, M. Maclaren estime que le président Saakachvili ne doit pas partir de manière anticipée. Toutefois, ce dernier ne pourra se maintenir au pouvoir qu'en choisissant entre deux alternatives. Soit il campe sur ses positions, et se ferme à tout dialogue avec l'opposition, la méprise et l'accuse de tous les maux, au risque de voir ses rangs grossir et de tomber dans la violence. Soit il l'écoute et la prend en considération, en retrouvant ses promesses d'antan sur la transparence du pouvoir, l'indépendance de la justice, la liberté des médias, l'indépendance de la sphère économique, la lutte contre la corruption, etc.
Dans ce second cas, le plus gros problème sera alors de rétablir la confiance de la population. Pour cela, M. Maclaren conseille le président de renforcer les pouvoirs du médiateur de la république, de créer une commission électorale centrale, et de faire toute la lumière sur l'affaire Guirgvliani.
"La balle est dans votre camp", dit-il en guise de conclusion amicale...

Publié dans Politique intérieure

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Plume Solidaire 06/04/2009 16:24

J'apprécie la précision de vos informations et la qualité de vos écrits et de votre blogue.Je n'avais jamais en d'information sur la déportation des Meskhètes. Même si je savais que Béria et Staline ont beaucoup "déplacé" de populations...Plume Solidaire