Saakachvili : "Je suis prêt à dialoguer, comme toujours"

Publié le par sophie tournon

Extrait du discours du président Mikhéil Saakachvili en réponse à la manifestation entamée ce jeudi 9 avril par les partis d'opposition (Civil Georgia, 10.04.2009).

 

« Je pense que la journée d'hier est très importante pour notre démocratie. Une partie de notre société a exprimé son avis d'une façon adéquate, qui correspond à la culture démocratique des pays européens. Je suis heureux que notre gouvernement, notre appareil politique et nos citoyens, que la majorité de l'ensemble politique ont fait ainsi preuve hier de maturité politique et de responsabilité...

 

« La sphère économique a compris que la Géorgie est une démocratie stable qui se développe rapidement, c'est très important... [Les investisseurs étrangers] ont déjà confirmé qu'ils renouvelleront les contacts [avec notre pays], et leur investissement dans l'économie géorgienne, c'est-à-dire qu'ils contribueront à créer des emplois...

 

« L'opinion de chaque citoyen ayant protesté m'est chère... Je sais bien que notre pays est touché par une grande pauvreté aggravée par la guerre et la crise. Je sais que nombre de mes compatriotes connaissent des jours difficiles, qu'ils ont des problèmes pour nourrir leur famille. Nombreux sont ceux qui ne croient plus en leur avenir ou craignent pour celui de leur famille.

 

« Pour surmonter ces difficultés, il faut travailler dur et prendre les bonnes décisions. Plus que tout, cela demande que tous les citoyens soient unis, que les forces politiques se retrouvent autour des grandes questions, qu'elles dialoguent...

 

« Un dialogue est nécessaire, et nous avons toujours été prêts à dialoguer, particulièrement ces derniers mois, et toute cette année. Nous avons pris des décisions sur de nombreuses questions au travers du dialogue : sur les questions qui concernent la réforme de l'Etat, la liberté de parole, la démocratisation et surtout, maintenant, nous devons dialoguer sur les problèmes les plus importants de nos concitoyens. Il s'agit en l'occurrence de surmonter la crise économique mondiale, de créer et de sauvegarder les emplois... Comment garantir la sécurité de l'Etat, comment faire sortir les soldats étrangers du pays et obtenir la fin de l'occupation de la Géorgie. Comment réformer le système politique vers plus d'ouverture, de stabilité, de dialogue démocratique, comment améliorer la Justice ...

 

« Le schisme et la contestation sont aisés. Il est facile d'imposer un ultimatum et de se désintéresser de l'avis des autres. Et refuser catégoriquement tout dialogue ne demande aucun effort. Il est plus difficile de travailler de concert, de collaborer, d'oublier les rancunes, de s'écouter les uns les autres... Aujourd'hui... il n'y a pas d'autre choix que le dialogue...

 

« Encore une fois, je me déclare prêt au dialogue avec tous les partis politiques...

Le devoir de l'Etat est de servir son peuple, son seul chef... »

 

Publié dans Politique intérieure

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