Alassania : "On nous ment sur le soi-disant putsch"

Publié le par sophie tournon

 
Les leaders de l'opposition ont décidé de remettre à plus tard leur projet de blocage des accès de la capitale. Ils reprendront leur action une fois que toute la lumière sera faite sur le projet de soulèvement déjoué par les autorités dans la nuit de lundi 4 à mardi 5 mai

D'anciens hauts gradés de l'armée géorgienne auraient cherché à nuire au programme de formation militaire dispensé par l'OTAN dans une base à proximité de Tbilissi, et auraient même envisagé un soulèvement pour renverser le président Mikhéil Saakachvili. Le ministère de l'Intérieur a produit une vidéo (filmée par caméra cachée) où une ancienne personnalité militaro-politique géorgienne détaille le plan finalement empêché

Cette tentative de putsch s'est terminée sur l'arrestation de cette personne, les complices étant activement recherchés, et par l'accusation directe de la participation au moins financière des services spéciaux russes dans le projet. Par ailleurs, la mutinerie du bataillon de blindés, qui a eu lieu dans la base militaire des putschistes, a elle aussi touché à sa fin, les soldats ayant rendu leurs armes.

Conciliante, l'opposition ne s'est toutefois pas interdite de donner son interprétation des faits. Les leaders de l'opposition affirment que « ce spectacle télévisuel » a été orchestré par le président en vue de nuire à la manifestation prévue ce jour. « En aucun cas nous ne croyons que l'armée géorgienne a été la victime d'une quelconque provocation russe et a été entraînée dans une telle provocation, » a déclaré Zviad Dzidzigouri, du Parti conservateur.

Un autre leader de l'opposition, Davit Gamkrelidzé, soutient que les autorités souhaitent en réalité imposer un état d'urgence, et que les vidéos rendues publiques étaient des mises en scène. Pour Irakli Alassania, il s'agit tout simplement de « mensonges » que l'opposition dénoncera de manière étayée dès que possible. Enfin, l'ancien président Edouard Chévardnadzé affirme à son tour que la Russie n'y est pour rien dans cette affaire interne à la Géorgie.

Entretemps, le ministère de l'Intérieur affirme avoir arrêté 7 personnes de la police militaire et 13 civils, tous liés au projet de soulèvement. Une prime de 50 000 lari est promise à toute personne qui aidera les autorités à retrouver les trois principaux complices en fuite.

Publié dans Politique intérieure

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