Le Sud Caucase au centre d'une guerre d'influence entre la Russie et l'Union Européenne

Publié le par sophie tournon

 Ce jeudi 7 mars, un sommet européen s'est tenu à Prague autour du programme « Partenariat avec l'Est » prévu depuis 2008, et qui s'adresse à l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la Moldavie et l'Ukraine, tous issus de la sphère d'influence de l'ex-URSS. Il y sera question de transit commercial, de stabilité économique et de sécurité territoriale. Le président géorgien Mikhéil Saakachvili y est présent, parmi d'autres chef d'Etats et ministres invités.

 

Cette politique d'intégration progressive de ces pays, que la Russie considère comme son « étranger proche », fait dire à cette dernière que cette initiative, impulsée par la Pologne et la Suède, a pour but de désintégrer un peu plus la Communauté des Etats Indépendants (CEI). L'un des objectifs de ce partenariat est le contournement de la Russie par le sud, pour diversifier leur apport en gaz et en pétrole via un « corridor » méridional.

 

Le Kremlin voit d'un mauvais oeil ces pays riverains attirés par l'OTAN, l'Union européenne et appartenant à d'autres organisations inter-gouvernementales (OIG) telle le GUAM. Contre cette avancée, ou cet endiguement, des Européens et des Américains, la Russie a institué ses propres OIG : l'EvrAzES (Communauté économique eurasiatique) et l'ODKB (Organisation du traité de sécurité collective).

 

Une guerre d'influence se joue ainsi dans l'espace post-soviétique entre la Russie, les Etats-Unis et l'Europe. La Géorgie est l'un des terrains de ce conflit politico-économique. Le ministre géorgien des Affaires étrangères se dit confiant que dans un avenir proche, le système de visa sera allégé, la circulation des marchandises facilitée et le droit géorgien mis au niveau requis pour que la Géorgie puisse prétendre à candidater à l'UE.

 
Sources : Nezavissimaya Gazeta, Georgia Times

Publié dans Géorgie-Russie

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