La mairie de Tbilissi encerclée, l'opposition divisée... et Saakachvili toujours président

Publié le par sophie tournon

Ce jeudi 28 mai, les leaders de certains partis d'opposition ont rassemblé une foule de manifestants face à la mairie de la capitale, afin de montrer leur mécontentement quant à la visite « surprise » du maire à la cathédrale de la Sainte Trinité lors de l'allocution du patriarche, le 26 mai dernier. Cette manifestation vise en outre les députés présents qui, depuis le début des actions de blocage des bâtiments publics de la capitale, sont empêchés de tenir leurs séances dans l'enceinte du Parlement encerclé.

 

Selon ces leaders de l'opposition, dont Nino Bourdjanadzé, Salomé Zourabichvili, Eka Besselia, Davit Gamkrélidzé et Davit Oussoupachvili, la mairie est « le nid de Saakachvili », et le maire « est corrompu et tient les manettes des chaînes de télévision Roustavi 2, Imedi et de la première chaîne publique ».

 

Lors de cette manifestation, Salomé Zourabichvili et Nino Bourdjanadzé ont réaffirmé que le maire Guigui Ougoulava avait influencé le discours du patriarche, et que le blocage des voies de chemins de fer avait été une stratégie pour empêcher les « provocateurs » glissés parmi la foule d'envenimer une situation extrêmement tendue et de s'en prendre avec violence aux journaliste de la première chaîne, comme ils en avaient eu l'intention initialement.

 

Les autres personnalités politiques d'opposition habituellement unies à toute action contre les autorités ses ont ostensiblement démarquées de ce siège de la mairie. Goubaz Sanikidzé du « Forum national » préfère entamer des manifestations dans les régions en commençant par l'Adjarie. « L'Alliance pour la Géorgie » d'Irakli Alassania a quitté les tentes-cellules et se déclare prête à dialoguer avec le gouvernement, et d'autres organisations ou partis politiques se sont détachés de toute alliance dans lesquelles ils ne pouvaient exprimer leur avis ou décider de leur moyen d'action. Si, au final, chaque parti ou union précise ses projets particuliers et ses revendications propres, il n'est pas certain qu'ainsi éclatée, l'opposition gagne en visibilité.

 

Toutefois, au jeu de l'interprétation des paroles du patriarche, qui a appelé ce 28 mai à la tenue d'élections anticipées sans préciser s'il sous-entendait des élections présidentielles, législatives ou locale, pratiquement tous ces leaders de l'opposition sont unanimes pour affirmer qu'il s'agit des élections présidentielles. Ce à quoi le député Guivi Targamadzé a répliqué que le Parlement était prêt à organiser des élections municipales dès le printemps 2010.

 

Source : Civil Georgia

Publié dans Politique intérieure

Commenter cet article