Attentes déçues suite à la rencontre Saakachvili - Gatchétchiladzé

Publié le par sophie tournon

Le président géorgien Mikhéil Saakachvili a invité, mardi 9 juin au soir, un seul des leaders de l'opposition dans sa résidence. Levan Gatchétchiladzé était ainsi seul à rencontrer celui que l'opposition « de la rue » appelle à démissionner depuis maintenant deux mois. L'opposante Eka Besselia a précisé qu'il se rendait à cette entrevue « sans mandat de la part des opposants ».

 

M. Gatchétchiladzé, qui a détaillé son entretien avec le président dans l'émission de son frère Outsnobi sur la chaîne « Maestro », s'est senti tenu de justifier sa décision d'accepter de se rendre dans la résidence de M. Saakachvili. Selon lui, la politique nécessite parfois d'être impopulaire pour avancer ses pions. Avant de s'y rendre, il a préféré s'entretenir avec le patriarche géorgien.

 

Parmi les thèmes abordés durant les trois heures d'entretien entre le malheureux candidat aux présidentielles et l'actuel président réélu, il a été question des « prisonniers politiques » dont l'opposition réclame la libération prochaine. L'opposition a dressé une liste de 28 personnes arrêtées sous divers prétexte au cours de ces deux mois de manifestations pacifiques dans les rues de la capitale.

 

Les autres sujets n'ont fait l'objet d'aucun consensus : les deux hommes ne se sont pas accordés sur les élections municipales, le statut de la chaîne « Imedi », les problèmes d'émission de la chaîne « Maestro », ni sur la situation économique, sociale et politique de la Géorgie.

 

D'après M. Gatchétchiladzé, le président n'est pas prêt à réellement dialoguer ni à reconnaître le besoin de réformes politiques en Géorgie. « Notre lutte doit continuer, » a-t-il affirmé. Alors que l'opposant, le seul qui n'ait jamais eu de portefeuille ministériel, affirme que le gouvernement est totalement déconnecté des réalités du terrain, M. Saakachvili dément, répond que le budget d'Etat est équilibré et que l'Etat se porte parfaitement, malgré la crise internationale.

 

En réaction à cette rencontre jugée vaine, les leaders de l'opposition comptent poursuivre les manifestations. Et si Irakli Alassania se déclare toujours ouvert au dialogue avec le gouvernement, Eka Besselia appelle à durcir le mouvement.

Sources : Civil Georgia et georgia Times. Photo : Daylife.com

Publié dans Politique intérieure

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