La Suisse, le chaînon manquant entre la Russie et la Géorgie

Publié le par sophie tournon

Par Sophie Tournon (sources: Georgia Times, Spiegel, Echo de Moscou, EUobserver.com)

Suite au veto russe émis lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le mandat de la MONUG (mission de maintien de la paix de l'ONU en Géorgie) a dû cesser ses missions le 16 juin 2009. En poussant vers la porte ces observateurs internationaux ainsi que ceux de l'OSCE, la Russie montre qu'elle veut imposer par tous les moyens la reconnaissance des régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, qu'elle est seule à avoir entérinée.

La mission de l'Union européenne (EUMM) -dernière instance d'observation internationale dans la région avec ses 220 observateurs- et les accords de Genève -sous l'égide de l'ONU, l'OSCE et l'UE- comptent parmi les ultimes liens qui obligent la Russie et la Géorgie, ennemis belligérants en août 2008, à dialoguer.

Outre ces accords, la Suisse joue un rôle particulier. Cet État d'Europe extra-communautaire a offert que ses ambassades à Moscou et à Tbilissi servent de remplaçants aux ambassades russes et géorgiennes fermées depuis l'été 2008. Elles distribuent les visas russes ou géorgiens et les ambassadeurs suisses font office de représentants diplomatiques de substitution.

Enfin, la diplomate la plus crainte et la plus courtisée du Kremlin comme de Tbilissi est certainement Heidi Tagliavini. Cette Suissesse est en charge depuis décembre 2008 de la mission d'enquête internationale indépendante qui doit statuer sur les causes exactes du déclenchement des 5 jours de combats militaires, qui opposèrent les tanks russes aux soldats géorgiens en Ossétie du Sud en août dernier.


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Publié dans Géorgie-Europe

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