Des lois anti-manifestations à l'étude

Publié le par sophie tournon

De nouvelles lois sécuritaires seraient à l'étude, durcissant l'appareil législatif existant contre les mouvements d'opposition.

 

Selon ce projet de loi, les manifestations n'auraient plus le droit de bloquer les rues en-deçà d'un certain nombre de manifestants, et les structures du type des cellules-tentes seraient prohibées. De plus, les arrestations pour résistance aux forces de l'ordre seraient suivies de trois mois d'emprisonnement, au lieu d'un seul. Le pouvoir chercherait ainsi à se prémunir contre de nouvelles manifestations à l'automne.

 

L'opposition dénonce une dérive autoritaire accentuée visant à détruire la seule opposition active du pays. Nino Bourdjanadzé parle d'un retour au temps soviétique, et espère une réaction des instances européennes contre ces lois selon elle anti-démocratiques. Le médiateur de la république Sozar Soubari considère lui aussi ce projet de loi comme « un pas en arrière, vers le passé » et dénonce plus particulièrement la loi visant à légaliser l'utilisation par la police d'armes à balles non létales.

 

Par ailleurs, les leaders de cette opposition plus ou moins unie font désormais face à un problème saisonnier de taille : les manifestations doivent-elles se poursuivre l'été? L'ancien Premier ministre Zourab Noghaïdéli a annoncé que son parti ferait une pause pour reprendre à la rentrée prochaine. D'autres leaders, conscients du caractère clairsemé des manifestations quotidiennes, comptent néanmoins maintenir un semblant de pression dans les rues de la capitale.

 

Sources : Kommersant, Civil Georgia

Publié dans Politique intérieure

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