La guerre des nerfs se poursuit

Publié le par sophie tournon

Ce lundi 3 août, les habitants du village de Kveshi, en Géorgie, ont eu la surprise de voir que leurs maisons se trouvaient désormais en territoire sud ossète. Des poteaux l’encerclaient, faisant office de bornes frontalières. Ces marqueurs auraient été plantés par les Russes et les Sud Ossètes afin de signifier que les zones revendiquées par l’Ossétie du Sud comme leurs terres historiques sont manu militari intégrées dans le territoire sécessionniste. C’est du moins ce que le ministère géorgien des Affaires Etrangères affirme et que, pour le moment, ni les autorités sud ossètes, ni le Kremlin ne confirment.

 

Le mois d’août est à peine commencé que les provocations fusent de part et d’autre de la frontière contestée, comme pour rappeler qu’un an auparavant un conflit éclatait au même endroit. La tension monte perceptiblement entre Tbilissi et Moscou, la première ayant juste terminé ses exercices militaires, nommés « Bouclier 2009 », la seconde commençant les siens en Ossétie du Sud ce lundi 3 août.

 

Ce même jour, la France a appelé les anciens belligérants à ne pas céder à la tentation d’entrer dans le cercle vicieux des provocations. Elle a aussi demandé que la mission internationale d’observation (EUMM) puisse accomplir sa mission en Abkhazie et en Ossétie du Sud, hermétiquement fermées à toute « ingérence » étrangère qui ne reconnaitrait pas leur indépendance. Cette intervention officielle française, qui mentionne le plan « Sarkozy-Medvedev » censé avoir réglé la situation entre la Russie et la Géorgie, fait suite aux déclarations du ministère russe de la Défense, qui s’est dit prêt, le samedi 1er août, à user de la force pour protéger les citoyens d’Ossétie du Sud contre toute intervention géorgienne.

 

Par ailleurs, si le nouveau secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a rappelé la volonté de coopération entre l’Alliance et la Russie, il est resté ferme sur le principe de l’intégrité territoriale de la Géorgie. Il a en outre répété que si la Géorgie et l’Ukraine ne remplissaient pas encore les critères leur permettant de prétendre à la candidature à l’entrée dans l’OTAN, les portes leur seraient toujours ouvertes.

 

Sources : Georgia online, Kavkaz Uzel, Rustavi 2

Publié dans Géorgie-Russie

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