L'Abkhazie, un "parc à thème" russe ?

Publié le par sophie tournon

La Géorgie crie à « l’occupation écologique » et s’élève contre « l’agression » russe contre son parc naturel. D’après Tbilissi, le ministère russe des Ressources naturelles compterait unifier un parc naturel pan-caucasien incluant des zones géorgiennes. Le parc naturel abkhaze situé autour du lac de Ritsa ainsi que les gorges de Kodori, tous deux « arrachés » à la Géorgie à l’occasion des indépendances de facto de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, proclamées il y a tout juste un an, serait intégré dans un ensemble de parcs naturels russe et abkhaze.

 

Selon Gogui Khatchidzé, ministre géorgien des Ressources naturelles interrogé par le journal russe « Nezavissimaya gazeta », les parcs naturels géorgiens sont protégés par leur inscription au registre de l’UNESCO, qui ne reconnaîtra jamais leur annexion par la Russie. Toutefois, il craint que la Russie se serve du bois de cette zone pour ses besoins, notamment pour le chantier destiné à recevoir les Jeux olympiques d’hiver en 2014, à Sotchi, ville portuaire un peu plus au nord. Ces allégations ont été démenties par le président abkhaze.

 

En réaction, des députés géorgiens souhaitent boycotter ces JO, et espèrent attirer dans leur revendication la communauté internationale.

 

Ce 26 août 2009, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, deux Etats de facto, fêtent l’anniversaire de la reconnaissance de leur indépendance par la seule Russie (et accessoirement par le Nicaragua). A cette date, proclamée fériée par les autorités, des expositions photographiques et des concerts sont prévus à Tskhinvali et Soukhoumi. Pendant ce temps, le président sud ossète Edouard Kokoyty rencontre le Premier ministre russe Vladimir Poutine afin d’officialiser davantage leur rapprochement économique par la signature de plusieurs accords d’aides, de subventions et de coopérations.

 

Ce même jour, en Ossétie du Sud, un gazoduc en provenance de Russie a été inauguré. Il vient remplacer le tube géorgien qui approvisionne la république, mais que les autorités sud ossètes rejettent. Ce faisant, l’Ossétie du Sud montre son refus de tout lien avec la Géorgie considérée comme son ennemie « historique ».

 

Sources : Nezavissimaya Gazeta, Georgia Times

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