L'opposition dénonce des crimes d'Etat

Publié le par sophie tournon

Le mouvement contestataire de jeunes opposants « 7 novembre » a prévenu qu’il organiserait une manifestation, intitulée « Sauver la vie », pour alerter la population sur les crimes non élucidés attribués aux forces de l’ordre.

 

Trois cas sont particulièrement dénoncés. Le plus connu est celui de Sandro Guirgvliani. Ce jeune employé de banque a été retrouvé assassiné en janvier 2006, à la suite d’un différend avec des personnalités politiques liées au ministre de l’Intérieur Vano Mérabichvili. Quatre officiers de police inculpés pour ce meurtre ont été jugés, en juillet 2006, et incarcérés pour des peines de 7 et 8 ans. Ces peines ont ensuite été réduites, puis, en septembre 2009, les quatre hommes comme  300 autres inculpés ont bénéficié d’une amnistie présidentielle. Cette libération anticipée a été vertement critiquée par l’opposition et l’ancien médiateur de la République Sozar Soubari, qui y voient la preuve que la justice permet aux policiers de tuer en toute impunité. Les quatre hommes ont été accueillis pour une année dans un monastère.

 

Le cas de Boute Robakidzé, jeune policier inexpérimenté de 19 ans tué dans l’exercice de ses fonctions, en novembre 2004, ressemble à celui de Sandro Guirgvliani : son meurtrier a été arrêté puis amnistié, et l’enquête sur les causes de sa mort est contestée. La mort de Zourab Vazagachvili et Alexandre Khouboulov, deux civils recherchés et tués par la police lors d’une opération spéciale, ne serait pas justifiée, d’après l’ex-médiateur de la République, qui s’appuie sur une enquête indépendante remettant en cause les conclusions de l’enquête officielle.

 

Dans les trois cas, l’exécutif et le législatif sont accusés de collusion. Dans les trois cas, l’opposition est rapidement montée au créneau, pointant du doigt la dérive autoritaire de la présidence de Saakachvili.

 

Sources : Georgia Times, New Caucasus, Apsny, Medianews, Gruzya i mir

Publié dans Justice

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