L'opposition se dit prête à rencontrer Saakachvili

Publié le par sophie tournon

29 jours après le début des manifestations, l'opposition unie a présenté une déclaration commune ce jeudi 7 mai devant le Parlement sur la nécessité d'organiser une rencontre avec le président Mikhéil Saakachvili.


Suivant cette déclaration, l'opposition, qui se présente comme le porte-parole du peuple géorgien et de la communauté internationale, déclare souhaiter la tenue d'élections présidentielles et législatives anticipées afin de mettre fin de manière constitutionnelle au « régime de Saakachvili ». Mais, compte tenu des derniers événements qui préfigurent une escalade de la violence, un dialogue est désormais incontournable pour sortir de la crise politique. La rencontre devra se tenir de manière « transparente » et aborder tous les thèmes politiques sensibles, au pouvoir de désigner le lieu et la date, « la balle est dans leur camp ».


Certains leaders de l'opposition, comme Nino Bourdjanadze, se disent prêt à accepter ce dialogue à la condition que Saakachvili accepte l'idée de démissionner. Plusieurs opposants comptent maintenir les manifestations jusqu'au 9 mai, date butoir selon l'ultimatum lancé obtenir la démission du président. Les leaders de l'opposition appellent la population à se rassembler en masse, comme au 9 avril dernier.


Irakli Alassania, jeune recrue et figure de l'opposition, dit accepter la rencontre « sans condition préalable » et dans l'urgence, pour éviter tout débordement. Il semblerait ainsi qu'à l'optimisme plein d'espoir d'Irakli Alassania soient opposés le pessimisme las de Nino Bourdjanadze et la haine de beaucoup d'autres.

Sources : Civil.ge et Georgia Times

Publié dans Politique intérieure

Commenter cet article