La Russie contre la vente d'armes ukrainiennes vers la Géorgie et pour un droit d'ingérence militaire élargi

Publié le par sophie tournon

Le ministère russe des Affaires étrangères a de nouveau exprimé sa colère contre son voisin ukrainien, accusé de poursuivre la vente d’armes à la Géorgie.

 

Moscou menace d’imposer de nouvelles sanctions contre Kiev, qui subit embargo russe sur embargo depuis des mois. Le gouvernement ukrainien, qui avait armé son alliée caucasienne lors du conflit d’août 2008, a affirmé avoir cessé tout transfert d’armes vers Tbilissi, déclaration dénoncée par l’Ossétie du Sud. Selon des sources russes, confirmée par la Commission parlementaire russe spécialisée sur cette question, des tanks et autres fournitures militaires transitent toujours vers la Géorgie.

 

L’Ukraine, accusée d’être le plus gros fournisseur d’armes de la Géorgie, a répliqué que les machines vendues à la Géorgie ne visent aucun Etat tiers. Par ailleurs, Kiev rappelle qu’aucun embargo international ne concerne la Géorgie. Enfin, l’Azerbaïdjan s’avère être un gros consommateur d’armement en provenance d’Ukraine, alors que le conflit gelé du Karabagh se pérennise sur son territoire, sans pour autant affoler l’Etat major russe.

 

Lundi 10 août, le président russe Dmitri Medvedev a annoncé son désir de réformer la loi sur la défense, en élargissant davantage l’usage des forces armées en dehors de la Russie, « pour protéger les intérêts de la Fédération de Russie et de ses citoyens, pour la paix internationale et la sécurité des contingents militaires russes. » Cette nouvelle loi offre un cadre juridique plus clair à la présence de soldats russes en Ossétie du Sud, estime le politologue russe Serguey Markov. En théorie, ce projet de loi donne à la Russie un droit d’ingérence dans les conflits du monde, pourvu que s’y trouve au moins un touriste russe, ironise le journal russe Kommersant.

 

Source : Nezavissimaya Gazeta, Kommersant

Publié dans Géorgie-Russie

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