Géorgie. Les conditions de vie un an après le conflit avec la Russie

Publié le par sophie tournon

Grande Europe

Focus de septembre 2009

De Sophie Tournon

Résumé :

La Géorgie se relève douloureusement du conflit qui l’a opposée à la Russie, en août 2008.

Amputée de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, ce petit Etat du Sud-Caucase est néanmoins parvenu à surmonter ses fragilités internes. Les conséquences de la guerre sont certes désastreuses à tous points de vue, mais force est de constater qu’un an après, le bilan n’est pas entièrement négatif.

Si la crise politique n’est pas parvenue à inspirer une insurrection civile, encore moins une nouvelle révolution pacifique contre le très contesté président de la République, Mikhéil Saakachvili, la population géorgienne est confrontée à une morosité économique persistante, aggravée par la crise mondiale. Le chômage et la corruption des élites alimentent un mécontentement grandissant qui touche les villes et les campagnes. Si ces dernières se distinguent par leur apparente soumission aux difficultés socio-économiques, les régions majoritairement peuplées de minorités ethniques semblent au contraire couver un ressentiment menaçant.

Enfin, les déplacés des zones de conflit apparaissent comme les grandes victimes de cette guerre comme de l’agenda politique géorgien. Ce tableau bien sombre de la Géorgie est toutefois à mettre en balance avec la volonté affichée du gouvernement de redresser ce pays aux marches de l’Europe et, surtout, de lancrer aussi solidement que possible à l’Ouest.

Article (payant) en ligne sur : Grande Europe, "Focus", revue en ligne de la Documentation française

Publié dans Politique intérieure

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